Les vaccins chez le chien : quand, pourquoi et à quelle fréquence ?
Vacciner son chien est la mesure de prévention la plus efficace pour le protéger contre certaines maladies infectieuses graves voire mortelles. La vaccination du chien implique de respecter un protocole régulier afin de garantir une bonne immunité à l’animal en cas de contamination.
En résumé : ce qu’il faut retenir
- La vaccination protège contre plusieurs maladies graves, parfois mortelles.
- Les premières injections sont réalisées dès l’âge de 8 semaines.
- Plusieurs rappels sont nécessaires durant la première année.
- Aucun vaccin n’est légalement obligatoire en France pour tous les chiens, mais certains sont exigés pour voyager ou accéder à certains lieux.
- Les rappels ne sont pas toujours annuels : leur fréquence dépend du vaccin administré.
- Le coût moyen d’une vaccination varie généralement entre 50 et 90 € par consultation.
Pourquoi vacciner son chien est-il essentiel ?
La vaccination constitue l’un des moyens les plus efficaces pour protéger un chien contre des maladies infectieuses graves. Certaines pathologies comme la maladie de Carré ou la parvovirose présentent un taux de mortalité élevé, notamment chez les chiots.
Au-delà de la protection individuelle, la vaccination limite également la circulation des agents infectieux entre les animaux et contribue à la protection collective.
Même un chien vivant principalement en intérieur peut être exposé à certains virus ou bactéries transportés par l’environnement, les chaussures ou d’autres animaux.
À quel âge faut-il vacciner un chien ?

Vaccination du chiot
Les anticorps transmis par la mère protègent le chiot durant ses premières semaines de vie. Lorsque cette protection diminue, le chiot devient plus vulnérable aux maladies infectieuses.
La première injection vaccinale est généralement réalisée entre 6 et 8 semaines selon les recommandations du vétérinaire.
Premier vaccin et rappels
Le protocole vaccinal du chiot nécessite plusieurs injections rapprochées afin d’obtenir une protection optimale.
| Âge du chien | Vaccination recommandée |
| 6 à 8 semaines | Première injection |
| 10 à 12 semaines | Deuxième injection |
| 14 à 16 semaines | Troisième injection selon protocole |
| 12 mois | Premier rappel annuel |
Le calendrier vaccinal peut légèrement varier selon le vaccin utilisé, l’âge du chiot lors de la première injection ou encore les recommandations du vétérinaire. Certaines vaccinations complémentaires peuvent également être proposées en fonction du mode de vie du chien ou de la région dans laquelle il vit.

Vaccination du chien adulte
Même correctement vacciné étant jeune, un chien a besoin de rappels réguliers pour maintenir son immunité.
La fréquence dépend du vaccin utilisé et du mode de vie de l’animal.
Quels sont les vaccins obligatoires pour le chien ?
Contrairement à une idée reçue largement répandue, aucun vaccin n’est obligatoire pour tous les chiens vivant en France. Cela ne signifie pas pour autant qu’ils sont facultatifs : certains vaccins sont considérés comme essentiels par les vétérinaires en raison de la gravité des maladies qu’ils permettent de prévenir.
Les vaccins les plus couramment recommandés protègent contre la maladie de Carré, la parvovirose, l’hépatite de Rubarth, la leptospirose et la toux du chenil. Ensemble, ils constituent la base de la protection vaccinale du chien.
Certains vaccins sont ensuite proposés en fonction du mode de vie de l’animal, de son environnement ou de la région dans laquelle il vit. C’est notamment le cas de la vaccination contre la rage, la piroplasmose ou encore la leishmaniose.
Les vaccins essentiels
- Maladie de Carré : maladie neurologique et respiratoire grave
- Parvovirose : gastro-entérite sévère, très contagieuse
- Hépatite de Rubarth : atteinte hépatique
- Parainfluenza : toux du chenil
- Leptospirose : transmissible à l’homme
Les vaccins recommandés selon le mode de vie
Tous les chiens n’ont pas les mêmes besoins. Un chien vivant exclusivement en appartement n’est pas exposé aux mêmes risques qu’un chien qui fréquente régulièrement des congénères, accompagne son propriétaire à la chasse ou vit dans une région où certaines maladies sont présentes.
Le vétérinaire établit donc un protocole vaccinal personnalisé en tenant compte de l’âge, de l’état de santé et du mode de vie de chaque chien.
Les vaccins toutefois recommandés sont les suivants :
- Toux du chenil
- Piroplasmose
- Leishmaniose
- Rage
Dans quels cas le vaccin contre la rage est-il obligatoire ?
Même si la rage n’est plus présente en France métropolitaine, la vaccination reste obligatoire dans plusieurs cas :
- Pour voyager dans certains pays,
- Pour séjourner dans certaines pensions canines,
- Pour participer à certaines expositions ou concours,
- Pour les chiens soumis à une réglementation particulière.
Le vaccin antirabique doit être réalisé par un vétérinaire et consigné dans les documents officiels de l’animal.
À quelle fréquence faut-il faire les rappels de vaccination ?
| Vaccin | Fréquence habituelle des rappels |
| Maladie de Carré | Tous les 3 ans |
| Parvovirose | Tous les 3 ans |
| Hépatite de Rubarth | Tous les 3 ans |
| Leptospirose | Tous les ans |
| Rage | 1 à 3 ans selon vaccin |
| Toux du chenil | Tous les ans |
Les fréquences indiquées correspondent aux recommandations généralement observées en France. Le vétérinaire reste le mieux placé pour déterminer le rythme de rappel adapté à votre compagnon.
La vaccination : contre quelles maladies protéger son chien ?
Il existe plusieurs vaccins disponibles dont certains sont effectués de manière systématique en France. Notamment, contre la maladie de Carré, l’hépatite de Rubarth, la parvovirose, le parainfluenza (toux du chenil) et la leptospirose.
D’autres vaccins sont également disponibles et peuvent être administrés de manière complémentaire en fonction du mode de vie et du contexte épidémiologique.
On peut alors proposer les vaccinations contre la piroplasmose, la maladie de Lyme, la toux du Chenil et l’herpesvirose.

Selon la race de votre chien, la vaccination antirabique peut être obligatoire. Elle est également obligatoire pour tout animal entrant ou sortant du territoire.
La maladie de Carré
La maladie de Carré est une maladie virale pouvant toucher les canidés (chiens, renards, coyote, loup) et les mustélidés (furets, belettes). Elle est particulièrement contagieuse et se transmet par contact direct et par contact avec les sécrétions d’un animal contaminé. Elle touche beaucoup plus souvent les chiots, mais elle peut affecter les chiens de tout âge.
Symptômes
Après quelques jours d’incubation, la maladie de Carré se déclare, on peut alors observer différents symptômes :
- généraux : abattement, fièvre (pendant 1 à 2 jours), anorexie
- digestifs : diarrhée, vomissements
- respiratoires : rhinite, toux, pneumonie
- oculaires : conjonctivite, kératite, larmoiement excessif (épiphora), uvéite, perte de la vison (cécité)
- nerveux : épilepsie, paralysie, méningite, ataxie, coma
Diagnostic
Les signes cliniques, très variés et peu caractéristiques, compliquent le diagnostic qui s’établit essentiellement sur un diagnostic différentiel (par élimination des autres hypothèses). Cependant, un test PCR à partir de divers prélèvements (nasaux, oculaires ou urinaires) peut être réalisé pendant les deux premières semaines de l’infection.
Traitement
Un traitement de soutien médical peut être mis en place, ainsi qu’une antibiothérapie afin de lutter contre les surinfections bactériennes et stabiliser le chien. En l’absence de réponse du système immunitaire, l’issue est souvent rapidement mortelle.
L’hépatite de Rubarth
L’hépatite de Rubarth est une maladie virale qui touche uniquement les canidés (chien, renard, loup, coyote), mais le chien est l’espèce la plus sensible. Elle est due à un adénovirus canin de type 1 (CAV1).
La contamination peut se faire de manière directe, par contact entre chiens ou indirecte, par contact avec des sécrétions ou des supports contaminés. Le virus est assez résistant et peut survivre plusieurs mois dans l’environnement.
Symptômes
Le délai d’incubation est de 3 à 6 jours avant l’apparition des premiers symptômes qui varient selon la gravité de l’infection :
- Forme suraiguë : une atteinte hépatique foudroyante, entrainant la mort de l’animal en seulement quelques heures. Cette forme touche principalement les chiots de 2 et 3 mois.
- Forme aiguë : le chien peut présenter de la fièvre, des muqueuses pâles, une perte d’appétit, une atteinte oculaire (conjonctivite ou uvéite), une atteinte rénale, une atteinte hépatique (jaunisse), de la toux, des vomissements et de la diarrhée. Le chien guérit généralement en une dizaine de jours, sauf dans les cas les plus graves ou le chien décèdera après une phase de coma. Après guérison, on peut observer chez certains chiens une persistance de l’opacité cornéenne pendant plusieurs semaines (kératite bleue).
- Forme atténuée : fièvre passagère avec troubles digestifs et oculaires discrets. Dans un cas sur deux, les chiens qui attrapent le virus développent uniquement une pharyngite, qui passe inaperçue la plupart du temps. Cependant, les chiens atteints sont quand même contagieux.
- Forme chronique : le virus se multiplie dans différents organes (foie ou rein), provoquant une cirrhose avec apparition de liquide abdominal, insuffisance rénale, perte de poids, etc.
- Forme asymptomatique : c’est la plus fréquente, le chien est porteur de la maladie, mais ne développe aucun symptôme. En revanche, il reste contaminant pour les autres chiens.
Bon à savoir : un chien qui guérit de l’hépatite de Rubarth reste contagieux à travers ses urines pendant près de 6 mois.
Diagnostic
Le vétérinaire peut établir un diagnostic à partir des signes cliniques du chien. Des analyses de sang ou d’urines peuvent permettre de confirmer le diagnostic.
Traitement
Il n’existe pas de remède contre l’hépatite de Rubarth et l’antibiothérapie n’a aucune efficacité contre l’adénovirus.
Le traitement consiste à soigner certains symptômes comme la déshydratation, les vomissements et la diarrhée.
La parvovirose
La parvovirose est une maladie virale grave et très contagieuse chez le chien et particulièrement chez les chiots pas encore vaccinés. Elle est due à un virus parvovirus extrêmement résistant dans l’environnement.
La maladie se transmet lors de contact direct avec un autre chien malade et indirect, avec des selles contaminantes. Les vêtements, les chaussures ou le pelage des animaux, peuvent être à l’origine de nouvelles contaminations.
Symptômes
La durée d’incubation varie en général entre 4 et 7 jours et provoque dans la majorité des cas des signes foudroyants de gastro-entérite hémorragique (vomissements avec du sang, diarrhée nauséabonde). Le chien est amorphe, il refuse de s’alimenter et de boire. Il présente également des signes de fièvre et d’inconfort abdominal. S’ensuit une déshydratation pouvant conduire rapidement à la mort du chien en l’absence de soins intensifs.
Le parvovirus s’attaque aux globules blancs dans le sang, ce qui engendre une diminution du système immunitaire chez le chien. Par conséquent, son organisme devient plus sensible aux infections.
Certains chiots peuvent également décéder à la suite d’un choc aigu sans signe précurseur.
Diagnostic
Une prise de sang peut être réalisée pour mettre en évidence la diminution des globules blancs dans le sang et orienter vers la parvovirose.
Une analyse d’échantillon de selles par technique PCR ou par Snap test peut confirmer avec certitude le diagnostic.
Traitement
Une hospitalisation d’urgence est nécessaire dans la majorité des cas afin de mettre en place le plus rapidement possible un traitement symptomatique par voie injectable (perfusion, antibiotiques, anti-vomitifs, anti-diarrhéique, pansements digestifs etc.).
Bon à savoir : La parvovirose fait partie de la liste des vices rédhibitoire, ainsi que la maladie de Carré et l’hépatite de Rubarth. En cas de suspicion de la maladie, l’acheteur a seulement quelques jours après l’acquisition du chiot pour se rendre chez le vétérinaire afin d’établir un certificat de suspicion. Si la maladie se confirme, l’acheteur doit demander une action en rédhibition auprès de l’éleveur dans les 30 jours qui suivent l’acquisition.
La leptospirose
C’est une maladie grave due à une bactérie appelée leptospira. Elle touche principalement les chiens, mais peut également se transmettre à l’homme (zoonose).
Les principaux porteurs de la maladie sont les petits mammifères (ex : les hérissons) et les rongeurs (ex : les rats). Ils sont en général asymptomatiques, mais ils libèrent les leptospires dans leurs urines. Contaminant ainsi les eaux stagnantes et le sol. Le chien va s’infecter en buvant ou en se baignant dans les eaux contaminées.
La leptospirose est très résistante et peut survivre plusieurs mois dans un environnement chaud et humide. C’est pourquoi les chiens vivant en zone rurale sont plus à risque d’être infectés par les leptospires à la fin de l’été et à l’automne.
Symptômes
La durée d’incubation est d’environ 7 jours. La maladie peut se manifester sous plusieurs formes :
- Forme suraiguë : le décès de l’animal survient en 48 heures avec très peu de symptômes apparents ou après une période d’hypothermie et de coma.
- Forme ictéro-hémorragique : les principaux organes atteints sont le foie et les reins. Le chien présente de la fièvre, une anorexie, une très grande fatigue ainsi qu’une diarrhée sanguinolente, un ictère, une insuffisance rénale aiguë et des troubles de la coagulation. En l’absence de soins intensifs, le décès du chien peut survenir en moins de 6 jours.
- Insuffisance rénale aiguë : les reins sont les plus atteints. Dans un premier temps, le chien boit et urine en grande quantité, puis s’arrête d’uriner après quelques jours. Sans prise en charge du chien, la mort survient dans les 15 jours.
- Gastro-entérite hémorragique : elle se manifeste par des vomissements avec du sang ainsi que du méléna (sang noir d’une consistance pâteuse à l’odeur nauséabonde évacué par l’anus).
Il existe d’autres formes moins connues où le chien présente des signes nerveux, des difficultés respiratoires etc.
Diagnostic
Différentes analyses de sang permettent de détecter : une diminution plaquettaire, une augmentation des globules blancs et une atteinte du foie et/ou des reins.
Une sérologie permet de mesurer le taux d’anticorps contre les leptospires dans le sang. Cependant, cette mesure peut mettre 1 à 2 semaines après la contamination avant de monter.
Des imageries médicales (échographie et radiographie) peuvent aider à identifier les organes atteints et démontrer l’absence d’autres pathologies pouvant être à l’origine des symptômes observés.
Traitement
Au vu de la gravité de la maladie, une hospitalisation est nécessaire dans la majorité des cas avec une mise en place de soins intensifs.
Malgré les soins intensifs réalisés, on observe malheureusement un fort taux de mortalité.
La rage
La rage est une maladie virale mortelle. Elle peut toucher les mammifères ainsi que l’homme (zoonose). La France est déclarée indemne de rage depuis plusieurs années. Cependant, il arrive encore aujourd’hui que des cas de rage soient déclarés. Il s’agit en général de chiens importés illégalement depuis des pays ou la rage subsiste. Le risque de contamination est donc toujours existant.

La vaccination de la rage est obligatoire pour les chiens qui entrent et sortent du territoire. Il est impératif de respecter un protocole strict sous peine de sanctions.
Le vaccin est également obligatoire pour les chiens de catégorie 1 et 2 résidant en France.
Le virus se concentre dans la salive de l’animal malade, la contamination se fait donc par morsure de l’animal infecté.
Symptômes
La période d’incubation est assez longue, pouvant aller de 15 jours à plusieurs semaines. La rage provoque en général des troubles comportementaux et nerveux :
- Changement de comportement (agressivité ou au contraire très calme ou apathique)
- Difficultés à déglutir
- Hypersalivation
- Paralysie progressive entrainant le décès rapide du chien
Diagnostic
Le diagnostic repose sur l’évolution des symptômes. S’il y a une suspicion de rage (et/ou à la suite d’une morsure), le chien sera mis sous haute surveillance sanitaire avec 3 visites chez le vétérinaire. Durant ces 15 jours de surveillance il est interdit d’euthanasier le chien.
Seul un examen post-mortem en laboratoire agréé permettra de confirmer avec certitude le diagnostic de rage.
De toute manière, dans le cas d’une morsure ou de signes évocateurs il est impératif de prendre rendez-vous avec un vétérinaire. La première intention du vétérinaire sera d’écarter le risque de rage.
Traitement
Il n’existe pas de traitement contre la rage, la mort est irrémédiable et survient en général en 4 à 5 jours après l’apparition des premiers symptômes.
Le parainfluenza (toux du chenil)
C’est un virus respiratoire faisant partie des nombreux virus à l’origine de la toux du Chenil chez le chien. Le parainfluenza est très contagieux, il se transmet d’un chien à un autre par les sécrétions aériennes.
Symptômes
Les premiers symptômes se manifestent en moyenne après un temps d’incubation de 6 jours. Durant cette période, le chien ne présentera pas de réels signes cliniques, mais il sera contagieux pour les autres chiens.
- Toux sèche
- Écoulements nasaux
- Écoulements oculaires
Dans certains cas (animaux immunodéficients, chiots non vaccinés), les symptômes peuvent s’aggraver :
- Anorexie
- Fièvre
- Abattement
- Pneumonie
- Mort de l’animal
Diagnostic
Le diagnostic s’appuie essentiellement sur les signes cliniques. Cependant, une culture bactérienne ou l’isolement du virus peuvent être pratiqués pour mettre en évidence l’agent responsable.
Traitement
Le traitement vise à soulager les symptômes en fonction de leur sévérité.
La piroplasmose
La piroplasmose, aussi appelée babésiose canine, est une maladie parasitaire transmise par la morsure d’une tique infectée. Une fois dans l’organisme, le parasite se multiplie dans les globules rouges et provoque leur destruction progressive.
Cette maladie peut évoluer rapidement et entraîner des complications graves, notamment chez les chiens non pris en charge rapidement. Elle est particulièrement fréquente dans les régions où les tiques sont nombreuses, notamment dans les zones boisées et rurales.
Symptômes
Les premiers signes apparaissent généralement quelques jours après la morsure de la tique.
Les symptômes les plus fréquents sont :
- Une forte fièvre,
- Une grande fatigue,
- Une perte d’appétit,
- Un abattement marqué,
- Des muqueuses pâles,
- Des urines foncées, parfois brunâtres
- Dans les formes sévères, des troubles rénaux ou hépatiques.
L’intensité des symptômes varie selon l’état de santé du chien et la rapidité de la prise en charge.
Diagnostic
Le diagnostic repose sur l’examen clinique réalisé par le vétérinaire et sur des analyses sanguines permettant d’identifier le parasite ou les conséquences de l’infection.
Des examens complémentaires peuvent être nécessaires pour évaluer l’atteinte des différents organes et adapter le traitement.
Traitement
La piroplasmose nécessite une prise en charge vétérinaire rapide. Le traitement repose principalement sur l’administration d’un médicament antiparasitaire spécifique destiné à éliminer le parasite responsable de la maladie.
Selon la gravité de l’infection, des soins complémentaires peuvent être nécessaires, notamment une perfusion, des traitements de soutien ou une hospitalisation.
La vaccination peut être proposée aux chiens particulièrement exposés. Elle ne permet pas d’éviter totalement la maladie, mais contribue à en réduire la gravité.
La leishmaniose
La leishmaniose est une maladie parasitaire chronique transmise par la piqûre d’un petit insecte appelé phlébotome. Elle est principalement présente dans le bassin méditerranéen et dans plusieurs régions du sud de la France.
Une fois dans l’organisme, le parasite peut affecter différents organes et provoquer une maladie évolutive parfois difficile à contrôler. La leishmaniose représente aujourd’hui l’une des maladies infectieuses les plus préoccupantes dans les zones à risque.
Symptômes
Les symptômes peuvent apparaître plusieurs mois, voire plusieurs années après l’infection.
Les signes les plus fréquents sont :
- Un amaigrissement progressif,
- Une fatigue persistante,
- Une perte de poils, notamment autour des yeux,
- Des lésions cutanées,
- Une croissance anormale des griffes,
- Des ganglions augmentés de volume,
- Des troubles oculaires,
- Une insuffisance rénale dans les formes avancées.
L’évolution est généralement lente et les manifestations cliniques peuvent varier d’un chien à l’autre.
Diagnostic
Le diagnostic de la leishmaniose repose sur différents examens réalisés par le vétérinaire, notamment des analyses sanguines permettant de détecter la présence du parasite ou la réponse immunitaire de l’organisme.
Des examens complémentaires peuvent être nécessaires afin d’évaluer l’atteinte des organes, en particulier des reins.
Traitement
La leishmaniose est une maladie chronique qui ne se guérit généralement pas complètement. Les traitements disponibles permettent toutefois de contrôler les symptômes, d’améliorer la qualité de vie du chien et de ralentir l’évolution de la maladie.
Le suivi vétérinaire est essentiel tout au long de la vie de l’animal. Dans les régions exposées, la prévention repose sur la combinaison de plusieurs mesures : protection contre les piqûres de phlébotomes, vaccination lorsque celle-ci est recommandée et surveillance régulière de l’état de santé du chien.
Votre chien présente des symptômes après une vaccination ou vous avez des questions sur ses rappels ?
09 71 04 39 95
Contactez Dr MilouCombien coûte la vaccination d’un chien ?
| Vaccination | Prix moyen constaté |
| Première vaccination chiot | 60 à 90 € |
| Rappel annuel classique | 50 à 80 € |
| Vaccin rage | 50 à 80 € |
| Vaccin toux du chenil | 20 à 50 € en complément |
| Vaccin leishmaniose | 60 à 90 € par injection |
Les tarifs varient selon la région, la clinique vétérinaire consultée et le nombre de vaccins réalisés lors de la même visite. Le prix comprend généralement la consultation vétérinaire ainsi que l’administration du ou des vaccins.
Tous les chiens ont-ils besoin des mêmes vaccins ?
Non, tous les chiens n’ont pas besoin exactement des mêmes vaccins. Si certaines vaccinations sont recommandées pour la grande majorité des chiens, d’autres dépendent de leur mode de vie, de leur environnement et des risques auxquels ils sont exposés.
- L’âge constitue un premier critère important. Un chiot, dont le système immunitaire est encore immature, nécessite une protection renforcée durant ses premiers mois de vie. À l’inverse, un chien adulte correctement vacciné bénéficiera principalement de rappels réguliers.
- Le lieu de vie joue également un rôle majeur. Un chien vivant en zone rurale, fréquentant les forêts ou les espaces naturels, sera davantage exposé aux tiques et pourra nécessiter une protection contre la piroplasmose. Dans les régions du sud de la France, où les phlébotomes sont présents, la vaccination contre la leishmaniose peut également être recommandée.
- Les habitudes du chien sont aussi prises en compte. Les animaux qui fréquentent des pensions, des clubs canins, des expositions ou qui côtoient régulièrement d’autres chiens présentent un risque plus élevé de contracter certaines maladies respiratoires comme la toux du chenil.
- Enfin, les voyages à l’étranger peuvent imposer certaines vaccinations, notamment contre la rage.
C’est pourquoi le protocole vaccinal est toujours établi au cas par cas. Lors de chaque consultation, le vétérinaire évalue les risques propres à votre chien afin de lui proposer une protection adaptée à son mode de vie.
Quels sont les risques si les vaccins ne sont pas faits ?
Si vous cessez d’effectuer la vaccination de votre chien, il ne sera plus protégé contre les maladies pour lesquelles il était vacciné jusque-là. Vous exposez votre chien aux risques de contaminations par des maladies graves, voire mortelles.
Citons aussi les forts risques de transmission à d’autres animaux, l’impossibilité de voyager et le refus de certaines pensions canines de prendre votre chien sans vaccin.
La vaccination du chien est à renouveler tous les ans. Ils permettent d’effectuer en même temps un bilan de santé avec votre vétérinaire. Ce rendez-vous permet aussi de renouveler les antiparasitaires et de bénéficier de très bons conseils lors de l’examen.

Enfin, sachez qu’en cas de contamination, les frais vétérinaires liés aux soins de la maladie seront beaucoup plus onéreux que le prix de la vaccination annuelle de votre chien.
La vaccination du chien présente-t-elle des risques ?
Les effets secondaires restent rares et généralement bénins :
- Fatigue,
- Légère fièvre,
- Douleur au point d’injection,
- Baisse d’appétit transitoire.
Les réactions allergiques sévères sont exceptionnelles mais nécessitent une prise en charge vétérinaire rapide.
Le bénéfice de la vaccination est largement supérieur aux risques potentiels.
Besoin d’être rassuré après une vaccination ou de vérifier le calendrier vaccinal de votre compagnon ?
09 71 04 39 95
Les vétérinaires Dr Milou sont là pour vousOui, il est recommandé de vacciner un chien même s’il ne sort jamais ou très peu. Certains virus et bactéries peuvent être transportés indirectement par les chaussures, les vêtements ou les objets rapportés de l’extérieur. Un chien d’intérieur n’est donc pas totalement à l’abri de certaines maladies infectieuses.
Oui, il est généralement possible de vacciner un chien en même temps qu’un vermifuge ou qu’un autre traitement courant. Toutefois, avant de vacciner un chien recevant un traitement médical particulier ou souffrant d’une maladie, le vétérinaire vérifiera que son état de santé permet une vaccination dans de bonnes conditions.
Lorsqu’un rappel de vaccin est réalisé avec du retard, la protection du chien peut diminuer progressivement. Selon le délai écoulé et le vaccin concerné, le vétérinaire pourra effectuer un simple rappel ou recommander de reprendre tout ou partie du protocole vaccinal afin de garantir une protection optimale.
Oui, la vaccination peut être adaptée aux chiens fragiles, âgés ou atteints de maladies chroniques. Dans ces situations, le vétérinaire évalue le rapport bénéfice-risque et adapte si nécessaire le calendrier vaccinal afin de protéger l’animal tout en tenant compte de son état de santé.
La durée de protection d’un vaccin chez le chien varie selon la maladie concernée. Certains vaccins nécessitent un rappel annuel, tandis que d’autres offrent une protection pouvant durer jusqu’à trois ans. Le respect du calendrier vaccinal recommandé par le vétérinaire permet de maintenir une immunité efficace dans le temps.
Oui, un chien peut exceptionnellement tomber malade malgré la vaccination. Aucun vaccin ne garantit une protection à 100 %. En revanche, la vaccination réduit considérablement le risque d’infection et permet surtout de limiter la gravité de la maladie ainsi que le risque de complications potentiellement mortelles.
Conseils à distance / consultation à domicile
Nous vous garantissons la solution vétérinaire la plus pratique et adaptée possible.
Conseils à distance
15€ - 24h/24 - 7j/7 -
En savoir plus
Prendre RDV à domicile
À partir de 59€ - Du lundi au samedi
- De 08:00 à 20:00 - En savoir plus